– Lettre ouverte à toi, future maman : comment accoucher seule à la maternité sans trop stresser ? –
Cet article a été écrit en mars 2020, en pleine crise du Covid-19, quelques jours avant mon accouchement.
Il retranscrit mes peurs, les informations dont je disposais et les règles appliquées dans les maternités à ce moment-là.
Si ce contexte appartient désormais au passé, les conseils partagés ici restent pleinement valables aujourd’hui pour toute future maman amenée à accoucher sans la personne qu’elle aurait souhaité avoir à ses côtés.
Coucou future maman 👋 !
Aujourd’hui, c’est le cœur serré que j’écris ces lignes.
Comme toi, je suis enceinte. Je suis à quelques jours de rencontrer mon bébé et, alors que je devrais penser à son petit visage, à ses premiers cris et à cet instant où je vais enfin pouvoir le serrer contre moi, une autre pensée occupe tout mon esprit : et si je devais accoucher seule à la maternité, sans le futur papa à mes côtés ?
L’épidémie de coronavirus a tout bouleversé en quelques jours.
Nos habitudes. Nos déplacements. Nos projets. Même ma façon de vivre cette fin de grossesse… et maintenant, peut-être, le jour où je vais mettre notre bébé au monde.
Ma maternité vient de m’annoncer que la présence du papa ne pouvait plus être garantie. Et même si la secrétaire a tenté de me rassurer avec un “Ne vous inquiétez pas, tout peut encore changer d’ici votre accouchement”. Mais soyons honnêtes… ça ne m’a pas rassurée du tout.
Parce que maintenant, je n’arrête pas de me demander : comment vais-je faire sans lui ?
Comment vais-je gérer les contractions, la peur et toutes les émotions de l’accouchement toute seule ?
Comment va-t-il vivre la naissance de son fils s’il doit rester derrière les portes de la maternité ?
Après plus de sept années d’attente, un long parcours en PMA et l’épreuve d’une fausse couche, je n’arrive pas à imaginer vivre l’arrivée de notre bébé sans lui.
On l’a tellement attendu.
On a tellement rêvé de ce moment.
Dans ma tête, mon conjoint était là. Il me tenait la main, me rassurait quand je perdais confiance et découvrait notre bébé en même temps que moi.
J’imaginais son regard, son sourire et son émotion en entendant notre fils pousser son premier cri.
Mais aujourd’hui, je dois envisager un scénario complètement différent. Celui d’un accouchement sans lui.
Alors comment ne pas laisser l’angoisse gâcher ces derniers jours de grossesse ? Comment se préparer à vivre ce moment seule alors que ce n’est absolument pas ce que l’on avait prévu ?
Et dire qu’il y a encore quelques semaines, ma plus grande peur était de faire caca pendant l’accouchement… Bon, je ne vais pas mentir, ça me stresse toujours un peu. Mais clairement, ce n’est plus ma préoccupation numéro un 😅.
Un aperçu de l’article spécial maman pressée ⚡
Toggle1 - Accoucher seule à la maternité… un défi supplémentaire à relever
Oui, accoucher seule à la maternité fait peur.
Vraiment peur.
Et il ne sert à rien de chercher à minimiser cette réalité ou de faire semblant d’être plus courageuse qu’on ne l’est.
Donner naissance est déjà une épreuve immense. Alors, lorsqu’il faut en plus envisager de la traverser seule, la peur prend forcément une tout autre dimension.
Pourtant, accoucher sans son conjoint, sa conjointe ou la personne que l’on avait choisie pour nous accompagner n’est pas une réalité née avec le Covid.
Depuis toujours, des femmes accouchent sans aucun visage familier à leurs côtés, uniquement entourées des professionnels qu’elles découvrent en arrivant à la maternité.
- Parce que le travail s’est déclenché beaucoup trop vite.
- Parce que l’autre parent était trop loin, en déplacement ou bloqué au travail.
- Parce qu’une maladie ou une urgence médicale a tout bouleversé.
- Parce que, dans certaines familles ou certaines cultures, accompagner un accouchement n’a jamais été une évidence.
- Parce que certaines femmes deviennent mamans seules.
- Parce qu’une guerre, une épidémie ou des règles sanitaires peuvent faire voler en éclats le scénario imaginé pendant neuf mois.
…
Et je crois qu’il est important de le dire : ces femmes n’avaient probablement pas moins peur que nous.
Elles n’étaient pas nées avec une cape de super-héroïne cachée sous leur blouse de maternité 😜.
Elles n’étaient pas forcément mieux préparées.
Elles ont simplement avancé avec ce qu’elles avaient à ce moment-là : leur peur, leur corps, les professionnels autour d’elles… et cette capacité assez incroyable que l’on découvre parfois uniquement lorsque l’on n’a plus d’autre choix que d’avancer.
Et rien que d’y penser, ça me rassurait un peu. Pas au point de faire disparaître ma peur, bien sûr. Mais suffisamment pour me dire que si toutes ces femmes avaient réussi à traverser ce moment, c’est qu’elles avaient, elles aussi, fini par trouver cette force en elles.
Alors, pourquoi pas moi ?
2 - Quelle est la situation dans les maternités en mars 2020 ?
À l’heure où j’écris ces lignes, chaque maternité adapte ses règles face à l’épidémie de Covid-19.
Et autant te dire que c’est le flou total.
✅ Certaines acceptent le papa uniquement pendant l’accouchement, mais il doit partir juste après.
✅ D’autres lui permettent de rester jusqu’à la sortie, à condition qu’il ne quitte jamais l’établissement.
🚫 Et certaines interdisent toute présence extérieure, même pour le travail et l’accouchement.
Et le plus déstabilisant, c’est que ces règles peuvent être totalement différentes d’une maternité à l’autre… et parfois même changer d’une semaine à l’autre.
👉 Le meilleur réflexe ? Appelle directement ta maternité pour connaître les règles en place et anticiper au maximum.
Et si jamais toi-même tu es positive au Covid-19, c’est encore plus compliqué :
- Pas de papa, pas de visites, isolement strict.
- Un accouchement en chambre seule, avec un protocole sanitaire renforcé.
Et comme si ça ne suffisait pas…
- Les cours de préparation à l’accouchement sont annulés, reportés ou organisés à distance.
- Les rendez-vous médicaux sont repoussés ou en visio.
- Les visites à la maternité sont suspendues.
- L’incertitude règne, et les consignes peuvent changer du jour au lendemain.
Bref, vivre sa grossesse en pleine pandémie, c’est un vrai parcours du combattant !
Alors oui, on ne sait pas encore de quoi demain sera fait, mais mieux vaut se préparer psychologiquement à accoucher seule, au cas où… 💛
3 - Alors, comment se préparer à accoucher seule à la maternité et se sentir un peu plus rassurée le jour J ?
Face à cette possibilité d’accoucher seule, j’avais personnellement besoin de trouver quelque chose à quoi me raccrocher.
Parce qu’attendre simplement le jour J en espérant que tout se passe comme prévu… très peu pour mon cerveau qui avait déjà imaginé environ 47 scénarios différents 😅.
Alors, j’ai cherché.
Pas une recette miracle pour ne plus avoir peur. Je crois qu’elle n’existe pas.
Mais des choses concrètes à préparer, à anticiper ou simplement à garder en tête pour me sentir un peu plus rassurée si je devais vraiment accoucher seule.
Ce n’était clairement pas l’accouchement que j’avais imaginé.
Mais puisque je ne pouvais pas contrôler les règles de la maternité, j’avais au moins envie de reprendre un peu la main sur ce qui, lui, pouvait encore être préparé.
Voici toutes les pistes que j’ai trouvées :
1 - Trouver des façons d’impliquer le/la partenaire malgré son absence
Ne pas pouvoir être physiquement dans la même pièce ne veut pas forcément dire être complètement absent de l’accouchement.
Évidemment, ce ne sera pas pareil.
Un téléphone ne remplacera jamais une main à serrer pendant une contraction ou ce regard qui dit « je suis là » sans avoir besoin de parler.
Mais si vous devez être séparés ce jour-là, vous pouvez quand même chercher ensemble des petites façons de garder ce lien.
Par exemple :
- Préparer ensemble ce que tu souhaites pour l’accouchement (plan d’accouchement)
Parlez de ce qui compte pour toi, de la façon dont tu aimerais rester en contact avec lui ou elle, des moments où tu auras peut-être besoin d’entendre sa voix… Le simple fait d’avoir réfléchi à tout ça ensemble peut déjà donner le sentiment de ne pas affronter la situation chacun de son côté.
- Prévoir quelques messages ou enregistrements vocaux
Une phrase rassurante. Une petite blague. Quelques mots pour le bébé. Une chanson si vous êtes du genre à chanter juste ou même complètement faux, après tout, le bébé ne devrait pas déposer de réclamation 😆. Entendre une voix familière dans un moment où tout le reste est inhabituel peut faire énormément de bien.
- Glisser dans ta valise quelque chose qui lui appartient
Un tee-shirt, un pull, un foulard… Peu importe. Ça peut paraître tout bête, mais une odeur familière peut parfois apporter un vrai sentiment de réconfort quand la personne nous manque.
- Garder le téléphone à portée de main
Si les conditions le permettent, vous pouvez vous appeler, vous envoyer des messages ou utiliser la visio pendant certaines étapes du travail.
Et si la maternité l’autorise, ton ou ta partenaire pourra peut-être même entendre les premiers cris du bébé presque en direct.
Rien que d’imaginer ça, je trouve que ça change déjà un peu la sensation de « vivre ce moment seule ».
Prévoir aussi l’après.
Parce que sa place ne s’arrête évidemment pas à la porte de la salle d’accouchement.
Vous pouvez décider à l’avance de la façon dont vous annoncerez la naissance, de ce qu’il ou elle préparera pour votre retour, ou simplement de votre tout premier moment à trois lorsque vous pourrez enfin vous retrouver.
Et puis, inventez vos propres petits rituels.
Une photo à envoyer à un moment précis. Un mot que vous seuls comprenez. Une playlist commune. Un objet à garder près de toi. Il n’y a pas vraiment de bonne façon de faire.
L’idée, c’est simplement de trouver ce qui, toi, pourra te donner la sensation que votre lien est toujours là, même si quelques murs vous séparent.
Parce que non, ce ne sera peut-être pas l’accouchement dont vous aviez rêvé.
Mais vous restez une équipe.
Et même à distance, il existe encore mille petites façons de vivre ce moment ensemble 😉.
2 - Dire clairement à l’équipe médicale que tu as peur d’accoucher seule
On n’ose pas toujours demander de l’aide (moi la première).
Encore moins à des personnes qu’on ne connaît pas.
Et encore moins quand on a l’impression que le personnel médical est déjà débordé, surtout en pleine crise du Covid.
Mais si tu dois accoucher seule, vraiment, ne garde pas tout pour toi.
Les sages-femmes savent que cette situation est difficile. Elles savent qu’accoucher sans la personne que l’on avait imaginée à ses côtés peut être angoissant, déstabilisant, parfois même très triste.
Alors si tu as peur, dis-le. Tu peux simplement dire : « Je suis seule et ça m’angoisse. J’ai peur de ne pas y arriver »
Pas besoin d’en faire des tonnes.
Juste mettre des mots sur ce que tu ressens.
Parce que si l’équipe sait que tu vis mal cette absence, elle pourra aussi être plus attentive à toi, t’encourager davantage, t’expliquer ce qui se passe et te rassurer quand tu en as besoin.
Et si tu as des questions, elles sont là pour y répondre.
Même celles qui te semblent bêtes.
Même celles que tu as peut-être déjà posées deux heures plus tôt et que ton cerveau a décidé d’effacer entre deux contractions 😅.
Les sages-femmes ont accompagné des dizaines, parfois des centaines d’accouchements. Elles connaissent ces moments où une future maman doute, panique, pleure ou pense qu’elle n’y arrivera jamais.
Et justement, elles sont là aussi pour ça.
Pour t’accompagner.
Pour t’encourager.
Pour te rappeler, au moment où toi tu en doutes complètement, que tu es capable de traverser ce moment.
Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin à ce moment-là.
3 - Se préparer mentalement et se détendre avant le jour J
Moi, quand quelque chose m’angoisse, j’ai une super technique : y penser encore plus 😅.
Je cherche des infos, je lis des témoignages, je retourne vérifier les dernières consignes de la maternité.
Et évidemment, je finis toujours par tomber sur LE message qui commence par « Moi je ne veux pas t’inquiéter, mais… »
Tu connais la suite 😂.
Alors forcément, avec cette possibilité d’accoucher seule qui me trottait déjà dans la tête, je savais qu’il fallait aussi que j’apprenne à décrocher un peu.
Pas à faire disparaître ma peur.
Pas à me transformer en future maman parfaitement zen qui médite face au coucher du soleil avec une main posée délicatement sur son ventre. Très peu pour moi 😅.
Mais simplement à éviter que cette peur prenne toute la place jusqu’au jour J.
Parce qu’il y a une différence entre se préparer à une situation et la vivre cinquante fois dans sa tête avant qu’elle arrive.
Et mon cerveau, lui, avait clairement choisi la deuxième option.
Alors j’ai cherché des choses toutes simples capables de me ramener un peu dans le présent quand je sentais que je repartais dans mes scénarios.
Pas besoin de révolutionner sa vie.
L’idée, c’est surtout de trouver ce qui te fait vraiment souffler, toi.
Ça peut être :
- Tester la méditation, la sophrologie ou le yoga prénatal
Quelques minutes pour respirer, relâcher les épaules et redescendre un peu quand tout commence à tourner trop vite là-haut.
- Lire un bon roman ou regarder une série
Parfois, la meilleure façon d’arrêter de penser à son propre scénario, c’est encore de se plonger dans celui de quelqu’un d’autre 😜.
- Prendre un bain ou une longue douche chaude, si ta grossesse et ton équipe médicale te le permettent
Pas pour résoudre tous tes problèmes existentiels, hein. Juste pour avoir vingt minutes où personne ne te parle de Covid, de col de l’utérus ou de valise de maternité.
- Passer du temps avec ceux qui te font du bien
Un câlin avec ton animal, rire avec tes enfants, appeler une amie qui sait te changer les idées… parfois, ça fait beaucoup plus de bien qu’une énième recherche Google.
- Faire quelque chose avec tes mains
Colorier, cuisiner, ranger, préparer les petites affaires de bébé… Certaines se détendent en méditant. D’autres en pliant quinze bodies taille naissance par ordre de couleur. Aucun jugement 😂.
- Et surtout, lever un peu le pied sur les témoignages anxiogènes
S’informer, oui. Se faire peur toute seule à 23 h 48 en lisant le récit d’accouchement de parfaites inconnues… peut-être un peu moins.
Parce qu’à force de chercher quelque chose qui nous rassure, on finit parfois par faire exactement l’inverse.
Alors si tu sens que ton cerveau recommence à tourner en boucle, pose-toi une question toute simple : « Là, tout de suite, qu’est-ce qui pourrait me faire du bien ? »
Pas demain.
Pas le jour de l’accouchement.
Là. Maintenant.
Parfois ce sera respirer cinq minutes.
Parfois ce sera appeler quelqu’un.
Et parfois ce sera simplement poser ton téléphone, manger un carré de chocolat et regarder une série complètement débile.
Et tu sais quoi ?
C’est OK. Se préparer mentalement, ce n’est pas réussir à ne plus avoir peur.
C’est aussi apprendre à ne pas laisser cette peur voler tous les moments qui existent encore avant le jour J.
4 - Préparer quelques petits repères rassurants pour le jour J
Si je devais accoucher sans mon conjoint à mes côtés, je savais aussi qu’une fois à la maternité, j’aurais besoin de retrouver un peu de « chez moi » au milieu de tout ça.
Parce qu’une salle d’accouchement, soyons honnêtes, ce n’est pas exactement l’endroit le plus chaleureux du monde 😅.
Des machines.
Des lumières.
Des personnes qu’on ne connaît pas.
Des bruits inhabituels.
Et toi, au milieu, avec ton ventre, tes contractions et probablement autre chose à penser que la déco de la pièce.
Alors je me suis dit : quitte à préparer ma valise de maternité, autant y glisser aussi quelques petites choses capables de me rassurer.
Pas uniquement trois pyjamas taille naissance, six langes et cette fameuse culotte post-accouchement qui fait approximativement la taille d’un parachute 😂.
Des choses pour moi aussi.
Par exemple :
- Une playlist préparée à l’avance
Des chansons qui te détendent, te donnent du courage ou te rappellent simplement de bons souvenirs.
Pas forcément une playlist « relaxation avec chants de baleines ».
Si ce qui te fait du bien, c’est Céline Dion, alors va pour Céline Dion 😆.
- Des écouteurs ou un casque
Pour écouter de la musique, un audio de relaxation ou simplement t’isoler quelques minutes du bruit autour de toi.
- Une photo ou un petit objet qui compte pour toi
Une photo de ton couple, de tes enfants, un petit porte-bonheur, quelque chose que tu peux regarder ou toucher quand tu as besoin de retrouver un repère familier.
- Un vêtement de ton conjoint ou de ta conjointe
Un tee-shirt, un pull, une chèche… Oui, dit comme ça, on peut avoir l’impression de partir en colo avec le sweat de son amoureux 😅. Mais les odeurs familières ont quelque chose de profondément rassurant.
- Quelques messages ou audios enregistrés dans ton téléphone
Une voix connue, une phrase qui te fait rire, quelques mots d’encouragement… Le genre de choses que tu pourras ressortir si tu as un petit coup de mou.
Et puis tu peux aussi te préparer une phrase toute simple à garder en tête.
Pas un mantra magique façon : « Je suis une déesse guerrière, mon utérus est puissance et lumière ».
À moins que ça te parle, évidemment 😂.
Mais plutôt quelque chose qui te ressemble comme « Une contraction à la fois » ou « Je fais comme je peux » ou « Ça va bien se passer » ou « Je vais rencontrer mon bébé »…
Parce que parfois, quand tout devient très intense, on n’a pas besoin d’un grand discours.
On a juste besoin d’un petit repère auquel revenir.
Toutes ces choses ne remplaceront évidemment pas la présence que tu aurais voulu avoir près de toi.
Mais elles peuvent rendre l’environnement un peu moins étranger.
Un peu plus familier.
Un peu plus à toi.
Et le jour où beaucoup de choses risquent de t’échapper, avoir deux ou trois petits repères auxquels te raccrocher, ce n’est déjà pas rien.
5 - Se raccrocher à son bébé quand le sentiment de solitude devient trop fort
Il y a aussi une pensée qui peut paraître toute simple, mais à laquelle je crois que j’aurais eu besoin de me raccrocher si j’avais dû accoucher seule : Mon conjoint ne sera peut-être pas là… mais mon bébé, lui, sera avec moi.
Alors oui, techniquement, c’est plutôt difficile de l’oublier quand on a une contraction qui nous plie en deux 😅.
Mais je parle d’autre chose.
De se rappeler qu’on est deux à vivre cette naissance.
Quand la peur monte, tu peux poser une main sur ton ventre.
Lui parler.
Lui dire que tu as peur si tu en as envie.
Lui dire : « Allez mon bébé, on va y arriver ensemble »
Ou simplement penser au moment où, après tous ces mois à l’imaginer, tu vas enfin voir son visage.
Pas pour faire disparaître la douleur.
Pas pour transformer l’accouchement en magnifique voyage spirituel 😂.
Juste pour avoir quelque chose de très concret auquel revenir lorsque tout devient trop intense : là, maintenant, je suis en train de rencontrer mon bébé.
Pour finir … Un message d'encouragement ... pour toutes celles qui vont accoucher seule à la maternité
À toi, future maman qui t’apprêtes à accoucher seule à la maternité, je veux te dire une chose : tu as le droit d’avoir peur.
Tu as le droit de trouver ça injuste, de pleurer parce que ce n’était pas du tout comme ça que tu avais imaginé la naissance de ton bébé, ou d’avoir envie de hurler très fort chaque fois que quelqu’un te dit : « L’essentiel, c’est que bébé aille bien ».
Mais j’espère qu’après avoir lu cet article, tu te sentiras moins seule.
Chaque sourire d’une sage-femme, chaque encouragement d’un soignant, chaque petit coup de pied de ton bébé te rappellera que tu es entourée, soutenue, et capable d’affronter ce moment.
Et toi comment as-tu vécu ton accouchement (avec ou sans Covid) ? Tu as envie de partager ton expérience ? Qu’est-ce qui t’a le plus aidée ? Qu’est-ce qui t’a manqué ? Et surtout, qu’est-ce que tu aurais aimé qu’on te dise avant le jour J ?
Ton témoignage pourra peut-être rassurer une future maman qui, aujourd’hui, se pose exactement les mêmes questions que toi à l’époque. Alors n’hésite pas à laisser quelques mots en commentaire.
Parfois, savoir qu’une autre maman est passée par là et s’en est sortie, ça fait déjà énormément de bien 💛.
[ A lire aussi l’ article : Mon accouchement en plein coronavirus 😉 ]
Pour retrouver l’article plus tard, épingle-le sur Pinterest !
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Bonjour à toutes 👋 je suis actuellement à la fin du 7eme mois et c’est mon premier bébé. Comme pour toi et la plupart, je me faisais une joie d’être enceinte, et de vivre de petits événements particuliers en lien avec une grossesse comme une babyshower, un shooting photo avec mon chéri, les cours de préparations à l’accouchement et arrivée là tout est annulé. Grand coup de massue! Et quand en plus on m’a dit « les papas ne seront certainement pas là, mais gardons espoir, votre enfant est prévu fin mai », je me suis dis mais quand même quoi c’est pas rien. Je ne suis pas prête du tout ni à accoucher ni à vivre cela sans mon chéri, et personne ne me rassure. On m’a répondu « y’a des vidéos sur internet pour essayer de vous préparer au mieux et on verra comment les choses vont évoluer d’ici là. ».
J’ai une énorme pensée à toutes ces futures mères qui vont accoucher dans les jours à venir et j’espère de tout coeur que leur conjoint ou la personne qu’elles auront choisis pourra être présente pour les soutenir dans cette événement si particulier.
En tout cas, je reste positive au maximum, je profite des petits coups que bebe me donne chaque jour et on verra bien au moment venu.
Coucou Pauline et merci pour ton témoignage touchant 😉 !
Je te comprends totalement et je croise les doigts pour toutes les femmes qui vont bientôt accoucher (GIRL POWER) 🤞
Je ferai un récit complet de mon accouchement, dès que le petit bout aura envie de sortir, mais j’espère sincèrement que tous les futurs papas pourront au moins assister à l’accouchement !
Pour le reste, ne t’inquiète pas, tu pourras faire comme moi une baby shower post-natale (même s’il faut attendre qu’il soit à 4 mois tant pis) et un shooting photo avec ton futur bébé plus tard.
Bon courage à toi pour la fin de ta grossesse et profite de chaque instant avec ton bébé 🤗
Bonjour à toute ,
Je suis à 7mois et demi , bébé est prévu pour mi mai …
Comme toi l’idée d accoucher déjà est stressante … la peur de l’inconnue ( premier enfant )
Du post accouchement ( dont on nous parle peu … , la douleur du à quelque « cicatrice « , peut être une césarienne ou une episio , et les tranchées et l utérus qui contracteras encore pour se remettre à sa place ) enfin tant de chose qui se passe après … mais qui seront atténué , car il suffiras de regarder mon fils pour « oublier «
Mais quelque chose de plus angoissant encore à envisager c’est effectivement la non présence du papa !!!!
Je n’imagine en aucun cas sans lui ! ( et pourtant j’essaie de m’y forcer à imaginer et accepter cela … car c’est une situation que nous contrôlons pas malheureusement ! …) bon je me dit que d’ici fin mai ( j’espère que bebe vas aller Jusqu’au bout ) ça iras déjà mieux et on lèveras un peu le pied !!!
C’est le moment de ma vie ou j’aurai le plus besoin de lui ! De son soutiens ! Et puis oooh c’est son enfant quoi ! Donc il a besoin pour lui d’être là pour se rendre compte RÉELLEMENT qu’il devient papa !
Et le peau à peau alors ?
Et ces jours d hospi où on apprend le bain , et ou on donne aussi tout ces conseils … le lien avec papa ? … et moi sans l homme de ma vie seul avec notre fils dans une chambre isolé …
Bon heureusement en 2020 la technologie est à la pointe ! Et la visio et les photos seront de mise en continue la journée ! Et pourtant pas le jour de l’accouchement …
En tout cas courage à toute les futur maman … cela est « presque « rassurant de ce dire que nous sommes nombreuses à vivre cette drôle de situation …
quel année pour nos bébés …
Coucou Laura, merci pour ton témoignage !
Je pense que nous sommes très nombreuses, dans le même cas, à appréhender l’accouchement sans le papa (aussi frustré que nous).
Le fait que ce soit à toutes notre 1er enfant est une situation encore plus compliquée, car nous ne savons pas à quoi nous attendre !
Comme toi, je me pose beaucoup de questions : comment vais-je gérer la douleur ? Est-ce bien des vraies contractions pour partir à la maternité ? Vais-je supporter la douleur d’un accouchement sans mon conjoint? Vais-je pouvoir accoucher par voie naturelle ? Est-ce que je vais avoir le temps d’avoir la péridurale ? Et si j’accouchais dans la voiture 😅 …
Même si je comprends pleinement les mesures qui sont prises, c’est assez compliqué à gérer.
Comme toi, je pense que je vais mitrailler mon fils et faire plein de vidéos de lui.
J’ai une grosse pensée pour chacune d’entre vous et je vous souhaite à toutes de vivre cet accouchement avec autant de sérénité que possible 😊
Courage à toutes !
Bonjour à toutes,
Pour ma part, ma date de terme est prévue pour début mai. La maternité que notre commune et où je suis inscrite interdisant toute présence du papa (avant, pendant et après) et ne pouvant pas nous résoudre à cette situation, nous avons décidé de tenter notre chance et changer de maternité.
Nous habitons en région parisienne, l’offre de maternité est renforcée (certaines d’entre vous habitant en campagne n’auront malheureusement pas le choix). Après moults appels avec la famille (dont certains sont médecins, pédiatres ou puéricultrices), ils m’ont tous dit que je pouvais accoucher où je le souhaitais, même à 8 mois plein de grossesse, il faut seulement que la maternité accepte votre inscription.
Si vous êtes inscrite dans le public, il sera plus dure de changer de maternité pour une autre maternité public, mais tout dépend de la personne que vous avez au bout du fil. Beaucoup plus de places dans le privé et forcément le service est également là. De notre côté, même si la grossesse se passe très bien, nous avons trouvé une maternité de niveau 2 (juste au cas où…) de fonds publics mais de droit privé, ce qui veut dire qu’à part un supplément pour les prestations hôtellerie (chambre individuelle, repas, tv…) tout est pris en charge. Bien sur, cela dépend aussi de votre mutuelle.
Les maternités publiques sont hyper sous tension, manque de matériel et surtout de personnel. En jouant au détective, j’ai fini par comprendre que le personnel de santé de la maternité public où je devais accoucher est très touché par le Covid-19, c’est pour cela que les pères sont interdits d’entrée, trop de boulot de surveillance en plus car ils sont en sous-effectif.
Autant vous dire, que nous sommes extrêmement soulagés de cette décision, quand cela ne va pas, il ne faut pas hésiter à changer !
Bon courage à toutes ! Prenez soin de vous !
Bonjour May,
Merci beaucoup pour ton témoignage 🤗
J’ai d’ailleurs de plus en plus de retour de femmes enceintes qui appellent leur maternité pour savoir si oui ou non le papa est accepté.
Dans certaines villes, c’est un NON-catégorique. Pour l’instant, cela touche surtout les villes comme Paris et la région parisienne, Strasbourg, Alsace et la cousine de mon conjoint qui habite à Tours n’a pas l’autorisation de la présence du papa non plus !
C’est dommage qu’il n’existe pas une liste des maternités qui autorisent la présence ou non du papa !
Pour ma part, j’ai eu beaucoup de chance, car lorsque j’ai appelé ma maternité, la réponse était « Pour l’instant, pas de papa » et le jour J, il a eu le droit d’assister à l’accouchement et rester en salle de maternité (il est resté qu’une nuit, car il devait partir et il n’avait pas le droit de revenir de la maternité).
J’ai accouché à l’hôpital de Libourne (33).
En revanche, les sages-femmes ont été vraiment top de chez top !
Pour celles qui doivent accoucher toutes seules, certaines maternités autorisent de partir plus tôt que d’habitude à condition d’avoir RDV avec une sage-femme dans les jours qui suivent !
J’avoue que comme tout le monde, j’ai hâte d’en finir avec ce satané virus !
Courage à toutes, vous êtes fortes, et même si le papa n’est pas présent (et qu’un accouchement ça reste une épreuve à traverser), vous allez partager des moments uniques avec votre bébé 😉
Ton post me fait du bien.
Je suis la maman de trois enfants, et mon quatrième est prévu d’ici une semaine et demi. Déclenchement surement prévu (je le saurais aujourd’hui) à cause de mes problèmes de santé.
Sauf que voilà, je pensais qu’en accouchant pendant les vacances se serait plus simple, que nous aurions moins de problème à trouver quelqu’un pour garder les trois autres enfants afin que mon mari m’accompagne, pas mal de monde s’était proposé, et m’avait dit de les contacter pour les enfants, j’étais sereine.. Et patatra … Désillusion. à l’annonce du déclenchement probable, Nous n’aurons finalement personne. Je vais donc devoir accoucher seule. Pas de bol quand ce sont pas les raisons sanitaire c’est le manque de proches. En sachant que ma 3ème avait fini en couveuse à cause du chute de température avec cordon autour du cou et qu’il y a beaucoup de risque pour moi, ca voudrait dire que notre bébé serait seul en cas de problème sans un papa pour être à ses côtés. et je commence à paniquer. Je panique tellement. J’aurais voulu accoucher chez moi mais c’est bien trop risqué pour le bebe et pour moi, risque d’hémorragie entre autre. Je me suis réveillée ce matin la tête pleine de question. Je relativise en me disant que d’autre l’ont fait et le font, (une copine l’a fait car son mari militaire était en mission, il n’a vu le bébé qu’un mois et demi après) mais enfaite j’ai peur pour la relation du papa avec le bébé. Quand je vois comment évolue la situation du covid je me dis que de toute façon ça aurait été quitte ou double, on s’attendait à quelque chose du genre, mais on a quand même espéré avoir le choix, et avoir un papa présent. C’est un papa très investi, qui a été privé du suivi et des échos de la grossesse, et maintenant on le prive de l’accouchement, du coupage de cordon et des premiers instants … du coup enfaite je panique pour l’après. Je sais que si tout se passe bien je pourrais rentrer plus tôt aussi, la sage femme qui me fait les monito a domicile, est déjà prête à m’accompagner et à suivre notre bébé. Je ne suis pas paniqué pour l’accouchement en lui même parce que de toute façon je sais qu’en ayant une famille nombreuse, peu de personne sont susceptible d’accueillir la fratrie, mais vis a vis du papa c’est vraiment la chose qui me travaille le plus. Il me dit qu’il n’y a pas le choix, qu’il fera l’impasse et que le principal cest que nous allions bien. Mais pour moi c’est bien plus que ça.
Enfin voilà. Je suis un peu chamboulée mais quand je vois que ça n’empêche en rien aux papa d’être de super papa je me dis que de toutes façon nous n’aurons pas le choix, va falloir que je me fasse une raison et que j’accepte cette situation.
Bonjour Liine,
Merci pour ton commentaire et ton message émouvant, ça me touche énormément.
Je comprends totalement ton désarroi devant la situation.
Entre l’épidémie, tes problèmes de santé et la « non présence du papa », la situation est dure à gérer ! Surtout qu’à deux doigts d’accoucher, tu as plutôt envie d’être zen et relaxée qu’être en mode galèrienne (j’ai peur de ce qui va se passer 🤪).
Bien sûr que la présence du papa est importante pour nous. D’une part, parce que c’est hyper rassurant d’avoir son conjoint à ses côtés et d’autre part, car la naissance d’un bébé, c’est un évènement particulier qui se partage à deux.
Je ne sais pas si à l’heure d’aujourd’hui, tu as déjà accouché ? Si c’est le cas, j’espère de tout cœur que tout s’est bien passé et que bébé et maman vont bien !
Si vous souhaitez vraiment être ensemble le jour J, peut-être est-ce possible de faire appel à des services pour garder tes enfants comme par exemple :
– https://www.azae.com/garde-denfant/
– https://www.kangouroukids.fr/
– https://safarikids.fr/garde-a-domicile/
Dans tous les cas, répète-toi tous les jours que tout va bien se passer, tu dois en être convaincue ! Fais un maximum de méditation ou sophrologie pour te détendre.
Alors oui, je ne vais pas te mentir, quand j’ai su que mon conjoint ne pourrait pas rester à mes coté pendant le séjour en maternité ça été très dur. J’ai d’ailleurs fait du « facetime » et envoyé x photos tous les jours.
Je m’étais répétée : « la situation est comme ça, alors profite de ton petit bout, pense à lui, profite de ces moments maman-bébé ». Si je peux te donner un conseil, parle beaucoup avec lui, fais un maximum de peau à peau et peut-être écris sur un carnet ta journée de A à Z, ça te fera du bien et tu pourras le relire avec nostalgie plus tard.
Allez courage à toi et tiens-moi informée !!!
Bien !
Merci Lana 😉!